lorsque les allemands envoyaient les musulmans au djihad

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lorsque les allemands envoyaient les musulmans au djihad

Message  capitaine jacobin le Mar 13 Fév - 9:27

le coup a été retenté en 1940, avant de créer la 13e division SS

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Re: lorsque les allemands envoyaient les musulmans au djihad

Message  petigny le Mar 13 Fév - 9:51

Salut !

Ils jouaient avec le feu les allemands :

pousser les musulmans au Djihad contre tous les chrétiens SAUF les Allemands et les Autrichiens ... c'est difficile à comprendre pour un gars qui est prêt à se faire sauter au milieu des chiens d'infidèles !!!

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Re: lorsque les allemands envoyaient les musulmans au djihad

Message  franc-contois le Mar 13 Fév - 22:28

Il faudrait m'expliquer quand même 2 choses par rapport à ce que je viens de lire
DAESH: ce mot n’apparaît qu'à partir de 2004, donc le trouvant dans un texte traitant de la grande boucherie scratch

Cite:
"Deux tiers d’entre eux seulement sortiront des montagnes pour se faire écraser par les Russes le 2 janvier 1915, lors de la bataille de Sarıkamış. L’attrait de l’appel au djihad décroit." (RE  scratch )

Histoire
Pour Antoine Sfeir12, le djihadisme est né au cours de la guerre menée par les Soviétiques en Afghanistan durant les années 1980. Il est le fruit de la synthèse entre le courant traditionaliste wahhabite et la stratégie des Frères musulmans. Il suit une « ligne révolutionnaire, base intellectuelle du terrorisme et des opérations suicide, encourageant des actions violentes contre les Occidentaux »12, fondée sur la pensée du Frère musulman égyptien Saïd Qotb et celle de l'écrivain jordano-palestinien Abu Muhammad al-Maqdisi) et obligeant d'affronter ceux « qui oppriment les musulmans pieux », qu'ils soient musulmans ou non. Saïd Qotb exalte tout particulièrement la lutte contre les Juifs : « Les juifs devinrent les ennemis de l'islam dès qu'un État musulman fut établi à Médine. Ils complotèrent contre la communauté musulmane dès que celle-ci fut créée (...) Cette âpre guerre que les juifs nous ont déclarée (...) dure sans interruption depuis quatorze siècles et enflamme, encore maintenant, la terre jusqu'en ses confins. ».

Pour Anne-Clémentine Larroque, maître de conférences à Sciences Po en Questions internationales, le djihadisme n'est pas « consubstantiel à la religion ». Bien qu'il soit fait référence texto au jihad dans le Coran, « le djihadisme est un mouvement contemporain qui puise ses racines dans les thèses de deux grands idéologues » : « la pensée de Saïd Qotb (1906-1966), militant des Frères musulmans qui lutta activement contre l'État de Nasser jugé « mécréant » car ne respectant pas la loi coranique et théorisa dans les années 1960 le retour à un islam politique où le jihad prend une place centrale » et « la pensée de Abul Ala Maududi (1903-1979) théologien fondamentaliste pakistanais qui à la même époque pense et encourage la lutte pour la création d'un État islamique pakistanais. Ses thèses seront suivies par les Talibans: il prône un retour au jihad global ».

Pour l'universitaire Stéphane Lacroix, « le djihadisme a une généalogie distincte du salafisme et du wahhabisme. Il s'inscrit plutôt à l'origine dans l'héritage intellectuel des mouvements islamistes modernes, qui naissent en Égypte en 1928 avec la création des Frères musulmans ». Selon lui, le djihadisme naît en particulier sous la plume de Saïd Qotb dans les années 1950-1960 comme « une variante révolutionnaire de l'islamisme », et « ce n'est donc que dans les années 1990, sous la plume d'idéologues religieux comme Abou Qatada ou Abou Muhammad al-Maqdisi, d'origine palestinienne, que le discours djihadiste se salafise », cette dynamique voyant son « aboutissement » avec l'avènement de l'État islamique. Il souligne que « ceux qui fixaient la doctrine djihadiste » étaient en majorité égyptiens, syriens et palestiniens.

Les jihadistes prônent la lutte armée non seulement pour libérer les pays musulmans de l'occupation étrangère mais aussi pour chasser les régimes jugés impies. Aujourd'hui, Al-Qaïda, les Talibans et l'organisation État islamique (souvent nommée aussi « Daech ») en sont des représentants.

Certaines actions jihadistes ont été menées à l'échelon national, en Afghanistan, au Liban, en Tchétchénie, en Irak, en Palestine et en Algérie ; et d'autres à l'échelon mondial avec les attentats du 11 septembre et ceux de Bali en 2002, de Madrid en 2004, de Londres en 2005, de France en 2015 et de Belgique en 2016. D'autres encore ont visé l'Afghanistan, l'Arabie saoudite, l'Inde, l'Indonésie, l'Irak, Israël, la Jordanie, le Kénya, le Koweït, le Liban, le Maroc, l'Ouzbékistan, le Pakistan, la Russie, la Somalie, la Turquie et le Yémen6. Boko Haram commet ses actes de terreur au Nigéria.

Pour Gilles Kepel, Al-Qaïda a été vaincue et maintenant, « c'est l'État islamique et sa culture qui mène le jeu ». L'islamologue estime que « Daech [...] s'est infiltrée par les réseaux sociaux au cœur de l'Europe pour la détruire en déclenchant la guerre civile entre ses citoyens et résidents musulmans et non musulmans », et cela dans une optique takfiriste, c'est-à-dire que pour Daech, « soit on est musulman à leur manière, soit on mérite la mort ». Au-delà de ce passage d'Al-Qaïda à Daech, Gilles Kepel, en s'appuyant notamment sur l'étude de l'Appel à la résistance islamique mondiale d'Abou Moussab al-Souri, identifie trois « générations » dans le jihadisme contemporain, qui s'articulent selon une « dialectique du mouvement aux accents quasiment hégéliens ». Le premier moment — « l'affirmation » — correspond à la guerre victorieuse en Afghanistan, dont les tentatives d'extensions algérienne, égyptienne et bosniaque dans les années 1990 s'avèrent par contre être des échecs. Le second moment — la « négation » — correspond à Al-Qaïda, qui substitue « au djihad armé contre l'ennemi proche […] les actions spectaculaires contre l'ennemi lointain », avec notamment les attentats du 11 septembre 2001. Puis, face à ce modèle qui s'épuise assez vite, faute de pouvoir reproduire facilement des attentats d'une telle ampleur et mobiliser réellement les masses populaires, al-Souri appelle à passer au troisième moment — la « négation de la négation » ou son « dépassement » —, qui consiste cette fois à substituer à « l'organisation pyramidale d'Al-Qaida, dénuée d'implantation sociale, un djihadisme de proximité, selon un système réticulaire pénétrant par la base, et non plus le sommet, les sociétés ennemies à abattre. » Selon Gilles Kepel, cet Appel de al-Souri, publié en janvier 2005, entre en application la décennie suivante en Europe et notamment en France. Il estime ainsi que les attentats islamistes perpétrés depuis l'affaire Merah en 2012, jusqu'à la Promenade des Anglais en 2016, en passant par le Bataclan et Charlie Hebdo en 2015 pour ne citer que les plus meurtriers, bien que distincts les uns des autres sous certains rapports, entrent néanmoins tous dans le cadre de ce « djihadisme de proximité ».

L'attentat contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015 à Paris est revendiqué par un groupe djihadiste affilié à Al-Qaïda. Quant à celui contre un magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes, son auteur se présente comme lié à l'État islamique. Les attentats du 13 novembre 2015 à Saint-Denis et Paris et celui du 14 juillet 2016 à Nice sont aussi revendiqués par l'État islamique
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Re: lorsque les allemands envoyaient les musulmans au djihad

Message  petigny le Mer 14 Fév - 8:01

Salut !

Je pense que cet anachronisme de langage est voulu par Le Naour : il nous montre qu'en 14/18 certaines personnes utilisaient déjà des pratiques que l'on appelle aujourd'hui Djihad ...

C'est comme si quelqu'un parlait en "Sniper" pour un archer d'élite de Jules César , d'opérations commando pour les Vikings ou de Kamikaze pour un fier guerrier Sioux à la bataille de Little Bighorn fonçant avec son seul Tomawak contre un groupe de cavalier de Custer !
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Re: lorsque les allemands envoyaient les musulmans au djihad

Message  capitaine jacobin le Jeu 15 Fév - 12:37

je suis en effet de ton avis Lulu
c'est un mot contemporain pour désigner un fait ancien
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Re: lorsque les allemands envoyaient les musulmans au djihad

Message  franc-contois le Jeu 15 Fév - 22:12

Comme quoi les mots peuvent peser lourd dans les écrits, dans ce cas il aurait plus à même de parler de Charia
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